Valentin FERMIER est né le 30 août 1879 à la Roque-Esclapon dans le Var dans une famille de cultivateurs bergers. Il a travaillé chez ses parents jusque vers l’âge de 18-19 ans à La Roque-Esclapon. Ils avaient un troupeau assez important avec d’au moins 100 moutons.
Valentin était l’unique fils, et avait 6 sœurs. Sa fille Marcelle sera surtout proche de Caroline qui avait une boulangerie Bd Victor Hugo à Grasse.
Valentin a été affecté pour son service militaire au 112ème régiment d’infanterie d’Antibes, du 14 nov 1900 au 21 septembre 1901. il rejoint sa famille sur Grasse à la fin de son service Militaire.
Il est pompier volontaire (Caporal) à la Cie des sapeurs pompiers de Grasse à partir du 31 décembre 1904. Il y restera jusqu’au 31 décembre 1940, avec une interruption pendant la guerre de 14-18.
C’est à Grasse que Valentin rencontre Noémie, avec qui il va se marier le 30 avril 1908. Ils auront 4 filles : Marie (1909), Jeanne (1912), Marcelle (1921) et Geneviève (1922).
Valentin a été affecté pendant la 1ère guerre mondiale au 114ème régiment d’infanterie du 3 août 1914 au 3 févr. 1919. Il a fait campagne avec le maréchal Lyautey à Casablanca au Maroc puis Tadla, Taza Il est décoré de la médaille coloniale avec agrafe Maroc le 30 juillet 1915.
Il trouve alors un travail comme ouvrier à la parfumerie ROURE Il sera par la suite responsable de la cueillette des fleurs en Tunisie, et fera partie des responsables de la fabrication à Grasse. Il travaille à la parfumerie de 1922 à 1929.
Le couple habite pendant 2 ans chez le père de Noémie (Emile AUNE) dans le vieux Grasse rue de la délivrance, puis déménage successivement :
– le 30/09/1925 au 1 rue Dominique Comte, à côté du croisement lieu dit « les quatre coins »
– le 01/10/1925 au 8 Boulevard Carnot, Villa Les Palmiers (en contrebas de l’ancien tramway qui partait de la gare de chemin de fer pour monter au cours du « jeu de ballon »)
Le couple bénéficie de la mesure d’Habitations Bon Marché (HMB) mise en place par le maire de Grasse, pour acheter une petite maison dans laquelle ils aménage le 01/04/1930 au 23 Avenue Eugène Perrimont. Du coup, le quartier a été baptisé « Au bon marché » et la rue dans laquelle ils habitaient portait le nom « av Eugène Perrimond » (n° 23) du nom du maire.
Pendant la guerre de 39-45, Valentin prend un bail commercial et rural avec Léonce DAVID pour louer un jardin (1944-45) sur Valderoure, afin de cultiver notamment des pommes de terre pour nourrir sa famille. Il avait la « main verte ».
Quand Joseph et Marie PEYRANI ont construit la maison Pélican Hardi à Nice, Valentin venait s’occuper du jardin. Il y a planté beaucoup de fleurs (Rosier, seringua,…),mais aussi des poiriers, des artichauts….Il y venait régulièrement de 1936 à 1942. A la villa des palmiers , Valentin faisait le jardin et l’entretien en compensation du logement.
En 1944, Valentin est hospitalisé et opéré des intestins.
Il prend sa retraite en 1945 et décède un an après, en février 1946, d’un emphysème pulmonaire.