Catégorie : fiches individuelles
Fiche de Paulette TERRASSE
Elève brillante, Paulette a suivi son CE1 et CE2 au lycée Molière à Paris, puis à Valmondois en CM1. Dans cette classe, la maitresse lui demande de faire les exercices de la classe de CM2 qui était regroupée avec la sienne. Elle a été 1ère dans les deux classes !
Retourné à Paris pendant l’occupation, elle a passé l’examen de 6ème et a sauté la classe de CM2.
Paulette a connu Michel ROCCARD (futur ministre de François MITTERAND) dont le père était ami du père d’Arlette, meilleure amie de Paulette.
Paulette a fait du théâtre pendant cette période (6ème – 5ème).
Elle a été guide de 14 à 18 ans.
Paulette est partie, accompagnée de sa grand-mère (sage-femme) et de sa soeur, pendant 3 mois à Pouillon dans les Landes en 1943 ?), pour s’éloigner de Paris qui était occupé par les allemands. Une collègue de Raymonde mutée à la poste de Pouillon leur avait trouvé un logement. Elle a connu la-bas Annie LEFEVRE, qui sera la marraine de Thierry.
Elles sont ensuite remontées à Montmorency, chez Paul LEMOINE qui avait loué une maison près du bon air de la forêt, pour la santé de Simone( qui était tuberculeuse). Paulette TERRASSE et Simone LEMOINE n’avaient pas le droit de sortir de peur d’être victimes d’une rafle et d’être fusillées (comme l’un de leurs voisin).
Elles étaient à Montmorency pendant la libération de Paris.
suite à rédiger……………….
Fiche de Lucienne AUNE
https://www.famille-aune.com/wp-content/uploads/2017/01/Lucienne-AUNE.pdf
Fiche de Alexis AUNE
Alexis AUNE voit le jour le 19 juin 1926 à Marseille, alors que ses parents (Joseph et Blanche) habitent rue François Basin (sous la gare St Charles).
La famille déménage aux Aygalades, villa inattendue en septembre 1930 . Après la mort de son grand_père d’Adien qui habitait avec eux, la famille aménage en 1936 à la villa « MON GARI », un peu plus haut aux Aygalades (vers la montée de BOREL) .
Alexis avait un costume marin qu’il n’aimait pas du tout ! C’était son costume du dimanche, et sans doute celui qu’il porte le jour de sa 1ère communion …Il n’aimait pas non plus manger à la cantine, ce qui l’obligeait à manger rapidement à la maison, compte tenu des temps de trajet.
Alexis va à l’école aux Aygalades, puis au cours supérieur (6ème) Bd Oddo en tramway . Le jeudi matin est consacré au catéchisme, et l’après-midi au patronage. Le dimanche matin, c’était la messe, et l’après-midi quelquefois les vêpres. Il y avait aussi des offices religieux le samedi !
Beaucoup de fatigue s’accumule. Il vire sa cuti et le docteur conseille de prendre du bon air à la montagne. La famille loue en 1937 la maison d’un M. BERNARD à Montbrand (05), puis achète une maison dans ce hameau. La maison d’à coté tombe en ruines et Joseph la rachète.
Fin 1940, il attrape la scalatine. Il ne peux pas suivre l’école supérieure (collège) car son dossier d’inscription arrive trop tard en raison de sa maladie. Il passe alors l’examen de l’école pratique (enseignement technique) et suit une formtion de chaudronnier en cuivre. Le travail du cuivre étant dangereux, cela lui permet d’avoir droit au lait pendant cette période de pénurie.
Alexis ne fait qu’une année de chaudronnerie. Sur les conseils de son père qui y travaille, il s’oriente sur l’école de la SNCF qu’il suit pendant 3 ans à Marseille. Sa dernière année se passe à Clermond-Ferrand. Il aura une spécialité en électricité.
Pendant l’école de la SNCF, il part en camp d’été à Combloux en haute Savoie. Il a l’occasion de visiter Evian. Il revient avec une tâche à l’œil sans gravité, sans doute due à un manque de fer.
Alexis prend son 1er poste à la SNCF vers 1945. Passionné par la technique, il suit les cours du soir sur une technologie en plein essor : la TSF (Transmissions Sans Fils).
Alexis a toujours été très discret sur son travail. D’après les quelques discussions que nous avons eu avec lui, il a dû être chef de transit (responsable d’un central téléphonique de la SNCF) et contrôleur électrique sur les automatismes des voies ferrées. Il partait travailler très tôt le matin, pour aller à la gare Saint-Charles à pied depuis la rue commandant Imhaus. Il prenait le train pour aller faire ses contrôle électriques, notammet sur la ligne des Alpes, et rentrait le soir.
Alexis fait son service militaire en 1946-47. étant né en juin, il fait parti du 1er contingent appelé au service militaire à la fin de la guerre. C’est un moindre mal, car son âge lui a permis d’éviter de combattre en 1939 (trop jeune) et à la guerre d’Algérie (trop vieux). Pendant l’armée, il aurait siégé dans un tribunal pour juger un condamné à mort, d’après sa sœur Lucienne.
Alexis AUNE rencontre Paulette TERRASSE en 1950, dans la société de Paul PHILIPSON, chez qui elle travaille pour gagner un peu d’argent pendant ses études, en tant qu’assistante (courrier, facturation,…).
Alexis décède le 26 décembre 1994 d’une leucémie.
Honnêteté et droiture le caractérisent. Il a toujours été curieux des technologies. Il lisait beaucoup et était passionné d’histoire.
Très bon bricoleur, il a fabriqué la plupart des meubles de la maison, et n’a jamais fait appel à aucun réparateur électroménager.
Fiche de Rolande CORBY
Rolande CORBY et né le 21 novembre 1923 à XXXX
Veuve à 39 ans, elle a du élever seule ses deux filles. et se remettre à travailler à la chambre de commerce
A rédiger ………………
Fiche de François TERRASSE
François TERRASSE est né le XXXX 1917.
Elève brillant et sérieux, il a son bac (1ère partie) à 15 ans. Dans la lignée de son père, il intègrer l’Ecole Normale Supérieure.
François TERRASSE est mobilisé en 1939.
Après être resté en première ligne du front, il est fait prisonnier avec toute sa division. Étant agrégé d’allemand, il a la chance d’être l’interprète du camp de Saint-Mihiel, ce qui lui évite d’être envoyé en Allemagne. Cette position lui permet de fabriquer de faux ordres de démobilisation pour libérer quelques camarades, avec l’aide d’un légionnaire prisonnier : François remplissait des formulaires volés, en affublant leurs porteurs de métiers utiles au fonctionnement du pays (ingénieurs ou autres). Le légionnaire, quant à lui, avait fabriqué un faux tampon avec une pomme de terre qui permettait de valider les faux ! Alerté par le nombre anormal de démobilisés dans le camp, les allemands prennent la décision d’envoyer tout le monde en Allemagne. François TERRASSE se fabrique alors pour lui même de faux papiers d’ingénieur des chemins de fers pour être démobilisé. Il quitte ainsi « officiellement » le camp, avec l’aide d’un soldat allemand qui lui porte sa cantine ! Saas oublier de conserver la fameuse pomme de terre…
Une fois évadé, il ne pourra pas réintégrer directement l’ENS, puis qu’il s’est évadé. Il trouvé une place de précepteur dans un château où il enseigne les matières littéraires, puis il travaille avec son père dans la vie industrielle.
François TERRASSE décède le XXXX
Fiche de Marie FERMIER
Marie est la 1ère fille de Valentin FERMIER et Noémie AUNE.
Marie est né le 19 juillet 1909, alors que ses parents habitaient encore chez le père de Noémie (Emile AUNE) rue de la délivrance, dans le vieux Grasse.
Elle est cheftaine des guides ainées en classe de 1ère à Grasse.
Elle travaille comme secrétaire dans la parfumerie ROURE de 1926 à 1936, où son père est ouvrier, puis responsable dans la fabrication.
Elle fait la connaissance en 1935 de Joseph PEYRANI, avec qui elle se fiance le 23 février 1936 et se marie à Grasse le 23 avril 1936 avec . Elle quitte l’usine cette année-là pour aller habiter à Nice à la villa « mimi » (avenue Jean de la Fontaine). Pendant ce temps, ils font construire la villa Pélican Hardi, dans laquelle ils aménagent en 1937.
La famille déménage pendant la guerre à Séranon pour la Noël 1943. Ils habitent Thorenc de juillet 1944 à avril 1968. Ils reviennent à Nice après le départ en retraite de Joseph en mai 68.
Marie décède d’un accident de la circulation à Nice le 12 décembre 1983 à l’âge de 74 ans.
fiche de Joseph PEYRANI
Joseph PEYRANI est né le 19 mars 1903 à Nice d’un père menuisier, et d’une mère commerçante. Il parle le niçois à la maison, et n’est confronté au français lqu’à son entrée à l’école.
Excellent élève et souvent 1er de sa classe, il suit ses études à l’école publique de garçons Barla à Nice (33 Rue Barla) du 2 octobre 1909 au 31 juillet 1918 , au cours desquelles il obtient le Certificat d’étude primaire en 1916. Il va souvent voir les navires sur le port en sortant de l’école, ce qui fera naître sa vocation pour la marine.
En 1911, il habite au 42 rue de la république à Nice. Sa famille déménage ensuite au 12 rue Neuve.
Il s’engage dans la marine à 16 ans en 1919, et suit une formation d’apprenti mécanicien à Lorient du 29/03/1919 au 01/04/1921, et à Toulon (st Mandrier) du 30/03/1923 au 01/07/1925
Il est successivement affecté :
– sur le LIEVIN (aviso) du 6 avril 1921 au 14 janvier 1923
– sur le POTHUAU (croiseur cuirassé) du 1 août 1925 au 1 janvier 1926
– sur le METZ (croiseur) du 12 avril 1926 au 14 juin 1927
– à la 5° escadrille de patrouille 2 août 1927 au 1 octobre 1927
– comme magasinier à Beyrouth du 26 mars 1928 au 17 avril 1930
– sur la MALICIEUSE et commandant BOURDAIS(canonnière Indochine) du 8 octobre 1930 au 20 mai 1932
– sur la Flottille des sous marins 3° région (école de sous mariniers) du 15 novembre 1932 au 6 février 1933
– sur le BOUGAINVILLE (aviso colonial) 6 février 1933 au 1 février 1935
– sur le NIVOSE (pétrolier)
– sur le DUPLEIX du 9 juillet 1935 au 16 juillet 1935
– sur la 3° escadrille de sous marins (GLORIEUX) du 9 octobre 1935 au 1 avril 1936 (1er maître).
Joseph se convertit à la religion catholique pendant l’armée. Il fait son baptême en 1924, et sa 1ère communion le 23 avril 1927 à l’église St Louis de Toulon.
Il fait la connaissance en 1935 de Marie FERMIER (fille de Noémie AUNE), avec qui il se fiance le 23 février 1936, et se marie à Grasse le 23 avril 193 . Ils partent habiter à Nice à la villa « mimi » (avenue Jean de la Fontaine). Pendant ce temps, ils font construire la villa Pélican Hardi, dans laquelle ils aménagent en 1937.
Il travaille ensuite dans l’usine à gaz de Nice comme agent technique du 01/10/1936 au 07/11/1943. Il doit quitter son poste suite à un conflit avec les syndicats. Des syndicalistes communiste (?) viennent l’embêter jusqu’à chez lui (Pélican Hardi) et il est obligé de tirer un coup de pistolet en l’air, ce qui les fait fuir par le ravin !
Il est rappelé sous les drapeaux pendant la seconde guerre mondiale, du 27/08/1939 au 27/07/1940, dans la DCA (Défense antiaérienne). Il est basé pendant cette période au fort de La Cride, vers le Cap Sicié (dépendant de Sanary). Il était à Toulon quand la flotte française s’est sabordé dans le port.
La famille déménage pendant la grossesse de Roseline à Séranon pour la Noël 1943. Ils habitent Thorenc de juillet 1944 à avril 1968. Joseph travaille alors au sanatorium du clergé de Thorenc de nov 1943 au 27 avril 1945 en tant que currier (pour l’abbé Guntz hébergeant des orphelins), puis jusqu’en 1968 en tant que mécanicien.
Ils reviennent à Nice après son départ en retraite en mai 68.
Pour ne pas laisser la villa Pélican Hardi vide pendant 17 ans, Joseph a proposé à Jean CAPETIO (collègue de travail de Joseph à l’usine à gaz, qui venait de se marier) de l’occuper. Ils sont parti en 1961, puis la maison est resté vide pendant 7 ans, hormis les étés, quelques séjours de Jeanne FERMIER et le séjour des DELAUBO.
Joseph PEYRANI décède le 6 septembre 1970 à Nice d’une embolie pulmonaire.
André AUNE
André Fernand Elie Aune est né le 28 avril 1899 à Marseille, rue des Abeilles, d’une mère journalière, Marie Aune, célibataire, et d’un père inconnu. Marie était la petite fille de Joseph AUNE, frère de François Hypolite AUNE qui fonda la poterie familiale à Castellane. Marie avait déjà un autre enfant naturel, né le 1er octobre 1896, Albert Henri Jean Aune, qu’elle reconnut. De même, André Aune fut reconnu officiellement par sa mère en juillet 1902.
Pendant la Première Guerre mondiale, en 1917, André s’engagea pour quatre ans et fut affecté au 6e bataillon de chasseurs alpins. Après avoir participé à l’occupation de l’Allemagne, il fut démobilisé en 1921. Rendu à la vie civile, il travailla dans le commerce et se fit une place parmi les courtiers en huiles et savons.
En 1939, il fit partie, comme conseiller technique, de la Mission française pour le ravitaillement en graines oléagineuses envoyée à Londres. Après l’armistice, il revint à Marseille, puis partit pour Dakar. De retour en France en 1941, il s’engagea dans la Résistance sous le nom de Berthier. Il devint en 1944, au sein des Mouvements unis de Résistance (MUR) – Mouvement de Libération nationale (MLN), chef départemental de l’Armée secrète sous le pseudonyme de Marceau.
Son frère, Albert, devenu dominicain et aumônier des prisons avait fondé, en mai 1942, l’Étape, une association pour la réinsertion des prisonniers, basée à Sénas, dans une propriété que possédait André. Ce fut l’occasion de faire sortir des résistants de prison : Albert Chalandon, en contact avec Albert aux Baumettes, en profita avant sa libération. Il l’utilisa, par la suite, pour des réunions. L’Etape aurait également servi pour l’entraînement au maniement d’armes.
Au cours du premier semestre 1943, le SIPO-SD (la Gestapo) de Marseille avait repéré André, mais uniquement sous son pseudonyme de Berthier. C’est ainsi qu’il fut recensé, le 14 juillet 1943, dans le rapport « Flora », sous le numéro 58, grâce à des renseignements obtenus localement et par l’intermédiaire du SIPO-SD de Lyon. Ce rapport avait été rédigé par Ernst Dunker-Delage, homme clé de la section IV du SIPO-SD de Marseille. En 1944, en revanche, André fut clairement identifié par les services allemands. Le 11 août 1944, il apparaît sous son vrai nom, au numéro 9 du rapport « Antoine », dans lequel Ernst Dunker-Delage établit le bilan des arrestations qui conduisirent aux exécutions de Signes. André est considéré comme « adjoint du chef régional NAP de mai 1944 jusqu’à son arrestation ».
André Aune fut arrêté le 13 juillet 1944, dans l’appartement de René Mariani, Gaillard, et conduit au 425, rue Paradis, siège du SIPO-SD (la Gestapo) où il fut interrogé (on sait malheureusement ce que ça veut dire …). Dans le registre de saisies de la police de sécurité allemande (SD), il figure page 126 sous le numéro 920, à la date du 10 août 1944, comme Widerstand Chef (chef de la Résistance). Il était en possession de 6 345 francs.
André Aune fut fusillé à Signes le 18 juillet et enterré, de manière sommaire, avec 28 autres victimes dans la « première fosse ». Sa dépouille, transportée le 17 septembre à la morgue du cimetière Saint-Pierre à Marseille (cercueil 712), fut parmi les 32 premières identifiées. Après les obsèques nationales célébrées pour l’ensemble des martyrs de Signes au cimetière Saint-Pierre, le 21 septembre 1944, André Aune fut inhumé au cimetière Saint-Pierre.
Le conseil municipal de Marseille déida, dans sa séance du 19 juillet 1945, de donner le nom d’André Aune au boulevard-Gazzino, dans le 6e arrondissement de Marseille. Une rue de Sénas porte son nom qui est aussi gravé sur le monument aux morts de cette localité. André Aune a été reconnu Mort pour la France.
Fiche de Blanche AUNE
Blanche AUNE est née le 5 décembre 1894 à Castellane, fille de Emile AUNE et Marie-Louise ANDRE.
Blanche était la dernière des 7 enfants (comme les « petits poussets », disait-elle !), mais elles se sont très tôt retrouvées que 3 : Elisa, Noémie et Blanche.
Blanche avait 5 ans quand sa mère est morte. Emile et ses trois filles sont alors partis à Grasse fin 1900 – début 1901. Ils habitaient alors dans la vieille ville de Grasse rue de la délivrance, puis à Moulin de brun, après le mariage de Noémie en 1908.
Elle a été mise dans une pension religieuse à Castellane les deux premières années, puis a été élevé à Grasse par sa grande sœur Noémie, qui disait toujours : « j’ai 5 filles ». Elle a été dans une école libre où on pouvait la garder le soir, ce qui arrangeait Noémie.
Blanche aurait aimé faire des pantalons (métier de « pantalonnière »). Elle avait appris la couture mais n’en a jamais fait son métier.
Blanche s’est mariée avec son cousin germain Joseph à Grasse le 6 septembre 1923. Ils avaient tous les deux 28 ans.
Joseph et Blanche ont habité avec le père de Joseph (Adrien) aux Aygalades, villa inattendue à partir de septembre 1930 . Après la mort d’Adien, la famille a déménagé en 1936 à la villa « MON GARI », un peu plus haut aux Aygalades (vers la montée de BOREL) . Joseph et Blanche ont ensuite déménagé au au 1 rue Ste Marie, (non loin de la plaine. C’était le 24 juin 1940, jour de la signature de l’armistice avec l’Italie. Joseph avait peur que cet événement compromette le transport de son camion de déménagement !
Blanche AUNE est morte (dans son sommeil ?) le 1er mars 1969 à Marseille, à l’âge de 74 ans.