Fiche de Lucien TERRASSE

Lucien est né à Paris le 21 octobre 1894, et a grandi à Viarmes.

Ses parents l’appelaient « l’enfant double » car il leur donnait deux fois plus de mal que les autres !

Vraisemblablement peu travailleur, il a cependant été reçu, comme son frère, 1er du canton au certificat d’études et a eu son bac philo en 1912 (au rattrapage).

Lucien TERRASSE (père de Paulette et Jacqueline) s’est illustré pendant la guerre de 14-18, avec deux citations militaires au champs d’honneur dans les tranchées de Verdun. Plusieurs fois blessé, il est rentré très affaibli de la guerre.

Au retour de la guerre, il  obtient sa licence de droit en 1919.

Ayant été témoin de la mort d’un camarade sur le champ de bataille, il a contacté son père pour lui donner les circonstances de sa mort, et l’endroit où il était enterré. Le père a invité Lucien et sa famille pour le remercier.

Il a connu Rolande CORBY par l’intermédiaire de la mère de Huguette LEMOINE (Marie ?), qui était sa cousine, à l’occasion d’un pique-nique.

Lucien aimait voyager. Il organisait les vacances pour sa famille sur la cote atlantique (de Biarritz jusqu’à la manche) et XXX

Décoré de la Croix de guerre et chevalier de la légion d’honneur en 1933, il a tété promu au grade de capitaine de réserve en 1933.

Malgré sa volonté de défendre une nouvelle fois la patrie, il s’est éteint en 1939 au moment de la mobilisation.

Il a fini chef de service de la chambre de commerce et était désigné pour être Directeur du Service des renseignements avant sa mort

Son caractère : actif, organisateur, et … un peu coléreux !

Fiche de Joseph AUNE

Joseph AUNE est né le 11 octobre 1894 à Marseille. Son père Adrien était Boulanger et sa mère Elisa ANDRE sans profession.

A sa naissance, sa famille habite au 10 rue Jemmapes, une maison de ville de 3 étages vers le Bd d’Athènes. Ils  logent ensuite, rue François Basin (sous la gare St Charles).

Il commence à travailler avec son père qui tient une boulangerie à Marseille.

Adrienne, la sœur de Joseph meurt en 1904 et cède son héritage à son institue d’aveugle.

Joseph est mobilisé pendant la guerre de 14-18 comme soldat, au chemin des dames. Il combat dans les tranchées, et connait la mutinerie des soldats contre l’état major, et les dramatiques répressions des officiers. A la fin de la guerre, il rejoint les forces d’occupation alliers sur le territoire allemand (2019).

Au retour de la guerre, Joseph est embauché (vers 1920) comme lampiste dans la compagnie des chemins de fer PLM (Paris-Lyon-Marseille), qui sera nationalisé en 1936 pour créer la SNCF.

Au début, il mettait en place les lanternes à l’avant et à l’arrière des trains, et entretenait les signalisations sur les voies. Il s’occupait également de l’éclairage intérieur des wagons. C’était un travail en 3×8. Les lanternes étaient au gaz et au pétrole, puis ont été électrifiées ensuite.
Une fois, des bandits ont savonné les rails de la ligne reliant le vieux-Port et la gare Saint-Charles, pour faire patiner le train dans la montée, et ainsi l’immobiliser pour détrousser les voyageurs !

Dans chaque service, il y avait des agents ayant une mission particulière de pompier, aux quels on faisait appel en cas d’incendie sur les installation de la SNCF. Joseph faisait parti de ces pompiers.
Après sa carrière à la SNCF, Joseph a complété sa retraite en faisait le service de nuit à l’hôtel VICTORY au 23 bd Dugommier.

Joseph s’est marié avec sa cousine germaine Blanche à Grasse le 6 septembre 1923 à l’âge de 30 ans. Ils ont habité avec le père de Joseph (Adrien) aux Aygalades, villa inattendue à partir de septembre 1930 . Après la mort d’Adien, la famille a déménagé en 1936 à la villa « MON GARI », un peu plus haut aux Aygalades (vers la montée de BOREL) .

Le jour de l’incendie des nouvelles galerie, toutes les moyens de Marseille ont été réquisitionnées pour éteindre le feu. C’est ainsi que Joseph a été mobilisé, en tant que pompier SNCF,  le vendredi 28 octobre 1938, pour aider les sapeurs pompiers avec les pompes de la SNCF. Blanche, qui n’était pas au courant, était très inquiète de ne pas voir rentrer son mari. Elle ne l’a pas cru au début quand il lui a expliqué la cause de son retard !

Joseph et Blanche ont ensuite déménagé au  au 1 rue Ste Marie, (non loin de la plaine. C’était le 24 juin 1940, jour de la signature de l’armistice avec l’Italie. Joseph avait peur que cet événement compromette le transport de son camion de déménagement !

Joseph AUNE s’est éteint le 2 décembre 1982, mort de vieillesse à l’âge de 88 ans.

Il n’aimait pas évoquer la guerre. Il a raconté à sa sœur qu’une fois, il a récupéré son casque, posé à quelques mètres seulement de soldats allemands. Ils utilisaient de l’eau des carmes (alcool) pour rendre « buvable » l’eau croupie qu’ils étaient obligés de boire.

Joseph avait un caractère affirmé et entier.

Il aimait s’occuper de ses petits enfants. Il amenait tous les jeudi Laurence et Thierry  à la plaine pour faire du vélo et du patin à roulettes. Il apportait des gâteaux de soirée à chaque fois qu’il venait voir ses petits enfants.