Fiche de André TERRASSE

André TERRASSE est né le 1er juillet 1891 à Paris.

Son père était protestant et sa mère catholique. D’après l’accord conclus entre leux, André aurait du être protestant, mais sa mère la quand même déclaré à l’église catholique car ll n’y avait pas soit- disant d’église protestante à Viarmes.

André a été normalien et a passé l’agrégation d’allemand pendant la guerre de 14-18, alors qu’il était blessé à la jambe.

André, blessé à la jambe au tout début de la guerre de 1914-18 est rapatrié dans l’hôpital auxiliaire installé rue Bossuet à Lyon. Il fait alors la connaissance d’une cousine éloignée, Marthe BROSSETTE, infirmière auxiliaire pendant la guerre, et fille du maire de Givors, qu’il épousa .

André TERRASSE a été a été mobilisé avec le grade de lieutenant de réserve en août 1914, comme tous le étudiants de l’Ecole Normale Supérieure. Blessé à la jambe un mois après, il ne retournera pas au combat, mais sera affecté à Blois comme lieutenant au 313ème bataillon d’infanterie, pour s’occuper du dépôt. Politiquement très actif dans les années 30, il décide de faire une période militaire en août 1936. Il sera Commandant de l’arrondissement militaire de Lyon en 1940.

André fait la première partie de sa carrière dans la banque.

Il  fonde le journal : « la vie industrielle et commerciale » sous l’occupation. Il a du pour cela prouver que sa famille n’avait aucun sang juif.

Il décède le 12 mai 1951.

Poterie familiale à Castellane

La poterie était située à Castellane au bord du Verdon, à l’aval du vieux pont dans le lieu dit LA BOUDOUSQUE, qui signifie en vieux provençal « terres grasse » (bourbeuses).

Elle aurait été démolie au moment de la construction des barrages de Castillon et Chaudanne ou peu après, dans les années 1950.

La seule photo de la poterie est celle que j’ai trouvée à l’hôtel du Roc. Elle servait de set de table au restaurant de l’hôtel !

Nous disposons d’une photo de la famille travaillant à la poterie (Emile AUNE et sa femme Marie-Louise ANDRE avec leurs enfants Elisa, Noémie et Marie-Jeanne).

Il semble que cette photo ait été prise devant l’aile gauche de la maison.

Il existe deux reproductions de la poterie :

A gauche : peinture faite  vers 1890 par le curée de Castellane (d’après Marcelle FERMIER)
A droite : aquarelle retrouvée chez Noémie AUNE, est actuellement chez Bernard PEYRANI.

Le site de l’ancienne poterie a été réaménagé par la mairie en parking pour camping-cars.

Les bâtiments qui étaient derrière la poterie existent encore.
On distingue également l’église de Castellane et la tour de Saint-Victor.

C’est François Hyppolite AUNE, qui est à l’origine de la poterie familiale.Ils produiront d’abord des tuiles romaines, puis des pots.

Des 16 enfants nés de l’union de François Hyppolite avec Marianne COLLOMBET (7 juin 1826), tous les garçons valides travailleront à la poterie familiale (Joseph, François, Jean, Emile et Adrien), sauf Jean-Baptiste parti à Marseille comme marchand de bois.
Emile tentera sans succès de reprendre l’affaire familiale.

Fiche de Raymonde TERRASSE

Raymonde TERRASSE est née le 29 décembre 1887, fille de Jean-Louis TERRASSE et Marie Adrienne WASEIGE.

Son père, au moment de déclarer sa naissance à la mairie, a rencontré un ami qui la dissuadé de l’appeler Raymonde. C’est comme ça que elle a été déclarée Edmée (Raymonde en second prénom), au grand dam de sa mère. Celle-ci ne s’est pas laissé faire et a maintenu son choix de prénom.

Les filles ne faisant pas d’études à cette époque, Raymonde a passé le concours des postes et a fait carrière aux PTT et terminé surveillante principale des téléphones. Elle n’aimait pas trop ce travail, car elle était obligée de noter le personnel sous ses ordres.

Petite de taille, mais grand cœur, elle ne s’est jamais mariée et avait reporté sur sa famille toute son affection. Elle adorait les enfants. Elle est venue à Marseille avant la naissance de Thierry AUNE pour aider sa nièce Paulette et éviter à Laurence trop de perturbations.

Très cultivée, elle a obtenu le brevet élémentaire et appris l’italien en suivant des cours rue de Montmartre. Ellet aimait les arts. avait beaucoup de conversation. Elle a beaucoup brodé pour les enfants de la famille.

Les familles TERRASSE et LEMOINE se retrouvaient à Noël chez elle, au 6ème étage de la rue Cloitre Notre Dame, où elle organisait un gouter, en écotant son disque des petits chanteurs à la croix de bois.

Très méticuleuse, elle tenait à jour un carnet où elle consignait les événements familiaux et nationaux. Elle écrivait ses états d’âme dans aussi un journal personnel, qu’elle a demandé à Simone LEMOINE (avec qui elle était très proche) de détruire après sa mort.

Raymonde a pris sa retraite à Enghien en 1958 à la villa Ste Marie, tenue par des religieuses , dans un studio qu’elle avait aménagé à son goût, avec sa mandoline accroché au mur et ses souvenirs de voyage en Italie. Elle est resté active jusqu’à la fin de sa vie, et ne voulait pas « perdre son temps » !
Huguette LEMOINE allait la cherche le dimanche en voiture pour déjeuner avec elle dans sa maison de Soisy sous Montmorency.

Raymonde TERRASSE est décédée le 26 novembre 1969.

voir éloges de Huguette et Paulette

Fiche de Noémie AUNE

Noémie AUNE voit le jour dans la maison familiale de Castellane (quartier du pont) le 10 août 1882.

Elle  travaille tout d’abord à la poterie familiale, puis part à Grasse vers 1901 après le décès de sa mère, avec son père et ses deux sœurs Elisa et Blanche . Ils habitent alors dans la vieille ville de Grasse rue de la délivrance.

Elle  trouve un travail à Grasse dans une imprimerie ou une librairie, et a rencontre Valentin FERMIER avec qui elle se mariée le 30 avril 1908 à l’âge de 25 ans. Ils auront 4 filles : Marie (1909), Jeanne (1912), Marcelle (1921) et Geneviève (1922).

Le couple habite pendant 2 ans chez le père de Noémie (Emile AUNE) dans le vieux Grasse rue de la délivrance, puis déménage successivement :
– le 30/09/1925 au 1 rue Dominique Comte, à côté du croisement lieu dit « les quatre coins »
– le 01/10/1925 au 8 Boulevard Carnot, Villa Les Palmiers (en contrebas de l’ancien tramway qui partait de la gare de chemin de fer pour monter au cours du « jeu de ballon »)

Le couple bénéficie de la mesure d’Habitations Bon Marché (HMB) mise en place par le maire de Grasse, pour acheter une petite maison dans laquelle ils aménagent le 01/04/1930 au 23 Avenue Eugène Perrimont. Le quartier a été baptisé « Au bon marché » et la rue dans laquelle ils habitaient portait le nom « av Eugène Perrimond » (n° 23) du nom du maire.

A la fin de sa vie, elle est hébergée par Marie (sa fille) à Nice (Villa Pélican Hardi). Ce sont ses deux filles Jeanne et Marie qui la soignent et l’accompagnet pour ses derniers jours. L’acte officiel de son décès  du 2 août 1975 établit sa mort à Grasse, mais elle serait en fait décédée à Nice, et aurait été transportée à Grasse par Pierre PEYRANI afin que l’histoire retienne qu’elle est morte dans sa maison. (sans doute ses dernières volontés). Pierre l’aurait monté de Pélican à Grasse en voiture en la faisant passer pour quelqu’un qui dort.