Alexis AUNE voit le jour le 19 juin 1926 à Marseille, alors que ses parents (Joseph et Blanche) habitent rue François Basin (sous la gare St Charles).
La famille déménage aux Aygalades, villa inattendue en septembre 1930 . Après la mort de son grand_père d’Adien qui habitait avec eux, la famille aménage en 1936 à la villa « MON GARI », un peu plus haut aux Aygalades (vers la montée de BOREL) .
Alexis avait un costume marin qu’il n’aimait pas du tout ! C’était son costume du dimanche, et sans doute celui qu’il porte le jour de sa 1ère communion …Il n’aimait pas non plus manger à la cantine, ce qui l’obligeait à manger rapidement à la maison, compte tenu des temps de trajet.
Alexis va à l’école aux Aygalades, puis au cours supérieur (6ème) Bd Oddo en tramway . Le jeudi matin est consacré au catéchisme, et l’après-midi au patronage. Le dimanche matin, c’était la messe, et l’après-midi quelquefois les vêpres. Il y avait aussi des offices religieux le samedi !
Beaucoup de fatigue s’accumule. Il vire sa cuti et le docteur conseille de prendre du bon air à la montagne. La famille loue en 1937 la maison d’un M. BERNARD à Montbrand (05), puis achète une maison dans ce hameau. La maison d’à coté tombe en ruines et Joseph la rachète.
Fin 1940, il attrape la scalatine. Il ne peux pas suivre l’école supérieure (collège) car son dossier d’inscription arrive trop tard en raison de sa maladie. Il passe alors l’examen de l’école pratique (enseignement technique) et suit une formtion de chaudronnier en cuivre. Le travail du cuivre étant dangereux, cela lui permet d’avoir droit au lait pendant cette période de pénurie.
Alexis ne fait qu’une année de chaudronnerie. Sur les conseils de son père qui y travaille, il s’oriente sur l’école de la SNCF qu’il suit pendant 3 ans à Marseille. Sa dernière année se passe à Clermond-Ferrand. Il aura une spécialité en électricité.
Pendant l’école de la SNCF, il part en camp d’été à Combloux en haute Savoie. Il a l’occasion de visiter Evian. Il revient avec une tâche à l’œil sans gravité, sans doute due à un manque de fer.
Alexis prend son 1er poste à la SNCF vers 1945. Passionné par la technique, il suit les cours du soir sur une technologie en plein essor : la TSF (Transmissions Sans Fils).
Alexis a toujours été très discret sur son travail. D’après les quelques discussions que nous avons eu avec lui, il a dû être chef de transit (responsable d’un central téléphonique de la SNCF) et contrôleur électrique sur les automatismes des voies ferrées. Il partait travailler très tôt le matin, pour aller à la gare Saint-Charles à pied depuis la rue commandant Imhaus. Il prenait le train pour aller faire ses contrôle électriques, notammet sur la ligne des Alpes, et rentrait le soir.
Alexis fait son service militaire en 1946-47. étant né en juin, il fait parti du 1er contingent appelé au service militaire à la fin de la guerre. C’est un moindre mal, car son âge lui a permis d’éviter de combattre en 1939 (trop jeune) et à la guerre d’Algérie (trop vieux). Pendant l’armée, il aurait siégé dans un tribunal pour juger un condamné à mort, d’après sa sœur Lucienne.
Alexis AUNE rencontre Paulette TERRASSE en 1950, dans la société de Paul PHILIPSON, chez qui elle travaille pour gagner un peu d’argent pendant ses études, en tant qu’assistante (courrier, facturation,…).
Alexis décède le 26 décembre 1994 d’une leucémie.
Honnêteté et droiture le caractérisent. Il a toujours été curieux des technologies. Il lisait beaucoup et était passionné d’histoire.
Très bon bricoleur, il a fabriqué la plupart des meubles de la maison, et n’a jamais fait appel à aucun réparateur électroménager.